Le prix Wyeth de l’apothicaire

Reconnaissance de la réussite professionelle obtenue grâce à la spécialisation


Prendre le temps de trouver la bonne approche

Michael Millman

Un pharmacien de la Colombie-Britannique récompensé par le Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation avancée en préparations magistrales

Médecins et patients connaissent Michael Millman comme le pharmacien qui règle les problèmes que d’autres n’ont pas réussi à résoudre. Ayant suivi une formation spécialisée en préparations magistrales et possédant près de 30 ans d’expérience, M. Millman est devenu une « mine inépuisable de renseignements, quelle que soit la maladie à traiter », comme le disait un médecin. Voilà ce qui lui a valu le Prix Wyeth de l’apothicaire pour la Colombie-Britannique.

Originaire de Montréal, Michael Millman a obtenu un baccalauréat en anatomie et une maîtrise en chirurgie expérimentale de l’Université McGill ainsi qu’un baccalauréat en pharmacie de l’Université de la Colombie-Britannique. Il a travaillé comme pharmacien clinicien à l’Hôpital Shaughnessy pendant quatre ans et a été chargé de cours à temps partiel à l’Université de la Colombie-Britannique. En 1985, il a ouvert la Delta Prescription Clinic (DPC) qui, en 1997, est devenue membre d’un groupe de pharmacies indépendantes (Medicine Centre Pharmacy) et du groupe des Professional Compounding Centers of America.

M. Millman ne fait plus la préparation comme telle des médicaments, mais tous reconnaissent son savoir-faire en la matière. « En tant que préparateur, on doit toujours aller au bout de ses connaissances, faire des recherches pour apprendre ce qu’on ne sait pas et aider les gens à trouver la meilleure façon d’aborder un traitement », dit-il. À cet égard, l’hormonothérapie substitutive est particulièrement intéressante. « Les femmes se sont arraché les cheveux, ne sachant plus quoi faire, et c’est au pharmacien de prendre le temps de trouver une solution. »

Le temps est une marque de commerce de la DPC, qui se spécialise dans des créneaux que d’autres pharmacies jugent trop chronophages, par exemple, les hormones bio-identiques, les préparations vétérinaires, les soins palliatifs, et les remèdes homéopathiques et à base de plantes médicinales. La clinique fait également partie du réseau de pharmacies néphrologiques et nutritionnelles de la Colombie-Britannique. Dans un établissement de 300 mètres carrés où travaille une douzaine d’employés, « nous avons suffisamment de personnel pour passer tout le temps voulu avec chaque patient. »

En acceptant le Prix Wyeth de l’apothicaire, M. Millman a souligné avec gratitude la contribution de ses collègues. « Je ne serais rien sans mon personnel. En tant que professionnel, j’ai consacré mon temps et mes efforts à mes patients, aux médecins, à mon personnel et à la communauté dans laquelle je travaille. J’espère avoir laissé ma marque. »

M. Millman a choisi de remettre la bourse de 1 000 $ à la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin de la Colombie-Britannique et du Yukon.

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Plus on en sait

Tino Montopoli

Un pharmacien de l’Ontario remporte le Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée en diabète

Le conseil que Tino Montopoli donne habituellement à ses patients diabétiques est le suivant : « Plus vous vous renseignerez sur votre maladie, plus vous vous en libérerez. » M. Montopoli parle d’expérience. Il souffre du diabète de type 1 depuis plus de quarante ans et connaît la maladie de A à Z.
 
Diplômé de l’Université de Toronto et actuel propriétaire exploitant de Stutt’s Pharmacy and Diabetes Depot, à Orono (Ontario), Tino Montopoli a conclu une entente contractuelle avec une équipe de Peterborough (Networked Family Health Team) pour l’encadrement des patients diabétiques.

M. Montopoli s’est intéressé à l’éducation dès les premières années de sa carrière. Il est membre de la section des éducateurs en diabète de l’Association canadienne du diabète depuis les années 1980, et éducateur agréé en diabète depuis 1997. Il y a quatre ans, il est devenu formateur agréé en utilisation de pompe à insuline (dont il se sert lui-même).

« Le fait que je me sois spécialisé dans le diabète m’a ouvert beaucoup de portes », dit-il. Il siège au comité consultatif responsable de l’établissement du Centre d’éducation en diabète de l’Hôpital St. Joseph, à Peterborough, et enseigne le programme de prise en charge du diabète au Centre de santé régional de Peterborough. À la fin des années 1990, il a fait partie du Réseau de prévention des complications liées au diabète, chargé de conseiller le ministère ontarien de la Santé sur les questions de prévention et de traitement du diabète.

L’année dernière, il était membre d’une équipe responsable de l’élaboration d’un programme de prise en charge thérapeutique du diabète, qui visait à donner aux pharmaciens une « latitude incroyable » quant à la décision d’amorcer un traitement à l’insuline et de changer le dosage d’antidiabétiques, d’hypotenseurs et d’hypolipidémiants oraux. M. Montopoli consacre maintenant une ou deux matinées par mois à donner des consultations individuelles d’une heure à des patients diabétiques. « Le diabète est une maladie très complexe, déterminée par de nombreux facteurs, dont les habitudes de vie, les émotions et les médicaments, et non par la seule glycémie. Je trouve très gratifiant de savoir que j’aide vraiment les gens à s’aider eux-mêmes, à s’autonomiser. »

Que ce soit en conseillant des patients individuels ou en élaborant de nouveaux programmes provinciaux, M. Montopoli améliore la vie des personnes diabétiques. Son dévouement et ses réalisations lui ont valu le Prix Wyeth de l’apothicaire pour l’Ontario. Il a remis la bourse de 1 000 $ au Fonds de recherche Charles H. Best, de l’Association canadienne du diabète.

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Un créneau unique

Sheri Koshman

Une pharmacienne d’Alberta remporte le Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée en soins cardiaques ambulatoires

La Dre Sheri Koshman est un spécimen rare parmi les pharmaciens. Première pharmacienne de l’Alberta à obtenir des pouvoirs de prescription élargis, elle occupe un poste d’enseignante à la faculté de médecine de l’Université d’Alberta (département de cardiologie). Au Canada, très peu de pharmaciens enseignent dans les facultés de médecine.

La Dre Koshman n’avait pas prévu de se spécialiser en cardiologie ni de devenir professeure. Mais après avoir obtenu un Ph. D. en pharmacie (2005) de l’Université de la Colombie-Britannique, elle disait posséder des connaissances superficielles sur toutes sortes de choses, mais aucune connaissance approfondie dans un domaine particulier. Les soins ambulatoires l’ont attirée. « C’est le meilleur de deux mondes, la pharmacie communautaire et hospitalière, dit-elle. J’ai un contact avec les patients et je travaille au sein d’une équipe multidisciplinaire. »

Après avoir déménagé à Edmonton, la Dre Koshman a entrepris un programme de spécialisation unique en soins cardiaques ambulatoires, offert par la faculté de médecine et de dentisterie de l’Université d’Alberta. Dans la première partie du programme, elle devait parfaire ses compétences d’évaluation physique des patients, une spécialité rare chez les pharmaciens, et selon l’un de ses superviseurs, le Dr Ross Tsuyuki, elle a démontré des aptitudes supérieures à celles de résidents en cardiologie (qui étaient médecins depuis cinq ou six ans déjà).

En cours de formation, elle a été affectée à divers services ambulatoires liés à la cardiologie, dont une clinique très particulière (Cardiac EASE), qui vise à faciliter l’accès et à accélérer l’évaluation des patients souffrant de cardiopathies. Des infirmières praticiennes et des pharmaciens cliniciens évaluent et orientent les patients recommandés par les médecins communautaires. La Dre Koshman reçoit les patients en entrevue et les examine, présente l’histoire clinique pertinente ainsi que les résultats d’examen au médecin traitant, et fournit des recommandations thérapeutiques.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Dre Koshman a élargi ses compétences professionnelles. Elle possède désormais une spécialisation unique qui lui a permis de donner à ses activités, et aux activités pharmaceutiques en général, une portée jusque-là inégalée. Cette leader accomplie est active sur plusieurs fronts, notamment la mise en valeur du rôle du pharmacien prescripteur, la formation continue pour les pharmaciens et le rayonnement de la branche albertaine de la Société canadienne des pharmaciens d’hôpitaux.

Le Prix Wyeth de l’apothicaire pour l’Alberta récompense la Dre Koshman pour ses réalisations universitaires et ses compétences exceptionnelles en pharmacie. Elle a remis la bourse de 1 000 $ au programme de doctorat en pharmacie de l’Université de la Colombie-Britannique.

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La personne-ressource pour les préparations magistrales

Lisa Kelly

Une pharmacienne de l’Île-du-Prince-Édouard remporte le Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée en préparations magistrales

En tant que directrice et pharmacienne-préparatrice de la pharmacie Murphy’s de Parkdale, Lisa Kelly est bien connue des professionnels de la santé et des patients de Charlottetown. C’est à elle qu’on s’adresse pour obtenir des préparations magistrales. Du pédiatre qui veut obtenir une dose de médicament pour le cœur adaptée à un enfant aux femmes qui cherchent des solutions de rechange à l’hormonothérapie substitutive classique, en passant par le vétérinaire qui a besoin d’une préparation difficile à trouver, toute la communauté fait appel aux connaissances et compétences spécialisées de Mme Kelly. C’est ce qui a valu à cette dernière le Prix Wyeth de l’apothicaire pour l’Île-du-Prince-Édouard.

Depuis plus d’une décennie, elle acquiert et perfectionne ses compétences en matière de préparation. Elle a obtenu un baccalauréat en biologie de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard ainsi qu’un baccalauréat en pharmacie de l’Université Dalhousie (1992). En 1994, elle est entrée au service de la pharmacie Murphy’s de Charlottetown, qui devait peu de temps après s’affilier aux Professional Compounding Centers of America.

Grâce à ce réseau unique de pharmaciens, Mme Kelly a acquis une formation étendue en suivant des programmes de pharmacie agréés par l’Accreditation Council for Pharmacy Education (ACPE). Au moins deux fois par année, elle voyage en Amérique du Nord pour apprendre les dernières techniques de préparation et suivre des formations diverses, par exemple en endocrinologie, en gestion de la douleur et en hormonothérapie substitutive. Elle participe également à des ateliers de formation clinique et à des activités de réseautage professionnel.

Les formations suivies sont non seulement intéressantes, mais très gratifiantes. « Les gens font appel à moi pour mes connaissances, jusqu’à des collèges pharmaciens qui me consultent. » Des médecins l’appellent souvent pour se concerter avec elle avant d’envoyer leurs patients à la pharmacie. Les compétences de Mme Kelly en matière de préparation complètent l’offre de services de santé de la pharmacie, où l’on trouve aussi une infirmière, une diététiste et un éducateur spécialisé en diabète.

Mme Kelly aime surtout travailler avec les femmes qui ne veulent pas suivre une hormonothérapie substitutive classique, et cette année, elle a offert des séances d’information très courues sur la ménopause et les traitements disponibles. « Les femmes disent que nous les avons aidées à soulager leurs symptômes de ménopause, alors que tout ce qu’elles avaient essayé jusque-là n’avait pas fonctionné. »

La pédiatrie est une autre de ses spécialités. Elle a déjà préparé une version insipide, incolore et sans agent de conservation d’un médicament qu’un enfant autiste avait toujours refusé d’avaler. « Ce fut très valorisant de voir cet enfant accepter enfin un médicament. »

Mme Kelly a donné sa bourse au Fonds d’urgence pour les étudiants de la faculté de pharmacie de l’Université Dalhousie.

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La lettre de la loi

Bernard Deshaies

Un pharmacien québécois reçoit un Prix Wyeth de l’apothicaire pour avoir étendu ses compétences en pharmacie grâce à son diplôme de droit

Il n’est pas rare pour des pharmaciens de détenir deux ou même trois diplômes universitaires, ajoutant une maîtrise en sciences ou un doctorat en pharmacie à leur baccalauréat en pharmacie. Ce qui est plus rare, c’est de trouver un pharmacien qui obtient un deuxième diplôme dans un domaine qui n’a aucun rapport avec sa discipline. Mais pour Bernard Deshaies, la décision d’obtenir à la fois un diplôme en pharmacie et un diplôme en droit était logique.

« Dans la vie, le droit intervient partout », dit M. Deshaies, titulaire d’un baccalauréat en pharmacie (1993) et un baccalauréat en droit (1997) de l’Université Laval. « Bien que je n’aie jamais exercé en tant que juriste, mon diplôme de droit m’a permis d’étendre de bien des façons ma pratique professionnelle de pharmacien. »

Par exemple, il n’avait que 33 ans quand il a été nommé juge au Conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens du Québec, soit le tribunal qui entend et arbitre les cas de fautes professionnelles dans la province. « J’ai été très honoré d’être nommé à ce poste si jeune, dit-il. La plupart des autres juges sont beaucoup plus âgés. »

Sa formation juridique a aussi joué dans sa nomination à l’Association des pharmaciens en établissement de santé (APES). En tant que membre du comité, M. Deshaies a participé aux négociations visant à définir une convention de travail entre le syndicat des pharmaciens d’hôpital et le gouvernement du Québec.

Depuis près de 10 ans, M. Deshaies est pharmacien au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) et au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Maskinongé à Louiseville. Mais le droit continue à jouer un rôle dans sa vie professionnelle, puisqu’il est également membre du comité d’éthique de la recherche de l’hôpital où il exerce les fonctions de pharmacien.

Malgré l’importance du droit dans sa carrière, M. Deshaies soutient que « sa véritable passion est le diabète ». Il a suivi de nombreux cours de formation continue sur cette maladie et il travaille désormais en étroite collaboration avec une équipe multidisciplinaire de soins associés au diabète. « À l’hôpital, on m’a donné la possibilité d’utiliser mes connaissances sur le diabète et de les améliorer, et de m’engager de plus en plus dans les soins associés à cette maladie, dit-il. Ce que je trouve fascinant à propos du diabète, c’est que les pharmaciens sont en mesure d’apporter des solutions très concrètes aux personnes qui en sont atteintes. » Il écrit fréquemment des articles, élabore de la documentation pour l’éducation des patients et donne des exposés sur cette maladie.

En reconnaissance de sa formation diversifiée et de ses importantes réalisations, M. Deshaies a reçu le Prix Wyeth de l’apothicaire pour la province du Québec. Il a choisi de faire don de la bourse associée au prix à l’Université Laval.

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L’expertise en préparations magistrales,un bon moyen d’étendre sa pratique

Dennis Wong

Un pharmacien manitobain obtient un Prix Wyeth de l’apothicaire pour s’être spécialisé dans les préparations magistrales

Si vous vivez au Manitoba et que vous avez besoin d’une préparation magistrale, il y a de fortes chances pour qu’on vous adresse à Dennis Wong. En tant que propriétaire du CD Whyte Ridge Pharmacy Specialty Compounding & Wellness Centre de Winnipeg et en tant que pharmacien consultant, M. Wong est considéré comme l’un des principaux spécialistes en préparations magistrales dans la province, dont l’expertise est recherchée tant par les patients que par les médecins.

La pharmacie de M. Wong, qu’il a ouverte en 1997 avec sa femme et sa consœur, la pharmacienne Cindy Yap-Wong, a commencé comme une pharmacie communautaire standard. Le passage aux préparations magistrales s’est fait en réponse aux besoins de la clientèle. « Quand nous avons commencé, nous avions beaucoup d’enfants parmi notre clientèle, se souvient M. Wong. Mais il n’y avait pas beaucoup de choix pour eux. Aussi ai-je décidé d’étudier ce que je pouvais faire pour les aider. »

En 2001, il s’est joint aux Professional Compounding Centers of America (PCCA), dont il a suivi de nombreux cours, depuis les préparations de base à la prise en charge de la douleur, en passant par l’hormonothérapie de substitution bio-identique, la nutrition et l’endocrinologie fonctionnelle. Il a aussi suivi le cours de soins palliatifs proposé par le centre d’apprentissage en soins palliatifs de la Victoria Hospice Society et un Fellowship in Anti-Aging, Regenerative and Functional Medicine (FAARFM) et a réussi l’examen de l’Anti-Aging Board. Il est nutritionniste clinicien agréé et il détient un certificat Diplomat de l’American Board of Anti-Aging Health Practitioners (ABAAHP).

Considérant que la formation d’un pharmacien n’est jamais terminée, M. Wong est maintenant inscrit à un programme de certificat en médecine fonctionnelle, une formation de trois ans que donne l’Institute for Functional Medicine, ainsi qu’à un programme de maîtrise en science du métabolisme et de la nutrition dispensé par la faculté de médecine de l’Université du sud de la Floride.

« L’information est en constante évolution et de nouvelles modalités sont continuellement élaborées. Les pharmaciens doivent constamment se tenir à jour s’ils veulent soigner correctement leurs clients », dit-il.
« Ma formation spécialisée et l’éducation permanente m’ont permis d’étendre ma pratique beaucoup plus que je ne m’y attendais », poursuit M. Wong. Il se concentre maintenant sur la prise en charge des maladies chroniques, se spécialisant dans les soins aux cancéreux, les soins palliatifs, la fatigue chronique, la fibromyalgie, la fatigue adrénale et la prise en charge de la douleur. « Les personnes qui souffrent de fatigue chronique semblent être celles qui ont le plus de besoins. Les médecins leur disent souvent qu’on ne peut rien faire pour elles, mais nous essayons de trouver des façons de leur venir en aide et de les soutenir. »

Le dévouement et le professionnalisme de M. Wong ont été reconnus par la profession. En 2004, l’Association des pharmaciens du Manitoba lui a décerné le Bonnie Schultz Memorial Award pour l’excellence des soins aux patients et, cette année, il a reçu le Prix Wyeth de l’apothicaire pour le Manitoba. Il a choisi de faire don de la bourse associée à son prix à la faculté de pharmacie de l’Université du Manitoba.

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Un duo gagnant pour aider les gens à cesser de fumer

Heather Dean and Shona Elder

Deux pharmaciennes saskatchewannaises obtiennent le Prix Wyeth de l’apothicaire pour leur formation avancée en cessation tabagique

Les traitements de désaccoutumance du tabac sont sans doute parmi les initiatives de promotion de la santé les plus efficaces que les pharmaciens peuvent fournir à leurs clients. Depuis 2008, les pharmaciens de la Saskatchewan ont la possibilité de recevoir une formation spécialisée en matière d’abandon du tabac afin de mieux aider leurs clients à cesser de fumer.

Heather Dean et Shona Elder, toutes deux pharmaciennes dans des établissements Safeway de Regina, ont sauté sur l’occasion d’étendre leur pratique grâce au programme Partnership to Assist with Cessation of Tobacco (PACT). « Je me suis intéressée à ce domaine de formation continue parce que je vois passer beaucoup de gens qui souffrent d’une maladie liée au tabagisme », dit Mme Dean. Quant à Mme Elder, qui est aussi éducatrice agréée en pneumologie, elle est particulièrement préoccupée par la prévalence du tabagisme qu’elle constate chez les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). « Le programme PACT complète parfaitement ma formation dans les domaines de l’asthme et de la MPOC », dit-elle.

Ce programme, qui est coordonné par l’Association pharmaceutique de la Saskatchewan et qui reçoit un financement de Santé Canada au titre de l’éducation permanente des pharmaciens, donne à ces derniers une formation approfondie sur la dépendance à la nicotine et leur apprend à aider les gens à évaluer leur niveau de motivation à cesser de fumer, à les guider à travers les différentes étapes de l’abandon du tabac, à les conseiller au sujet des médicaments qui peuvent leur être utiles et à leur apporter un soutien et un encouragement constants. « Grâce à Janice Burgess, la monitrice du programme PACT, nous avons appris à intégrer dans notre pratique quotidienne les habiletés acquises dans le cadre du programme », dit Mme Dean.

« Nous avons appris à traiter la dépendance à la nicotine à la fois à l’aide de traitements pharmacologiques et de techniques de modification comportementale, dit Mme Elder. Il est avéré que cette approche de traitement combiné améliore beaucoup les chances de succès dans la cessation tabagique. »

Les personnes qui s’inscrivent à ce programme reçoivent 100 minutes de counselling au cours d’une année, en commençant par une consultation d’une demi-heure. « Ensuite, nous faisons un suivi pour vérifier leur niveau de motivation et nous les aidons à se remettre sur les rails en cas de défaillance », explique Mme Dean.

En plus de donner des conseils aux clients de leurs pharmacies, Heather Dean et Shona Elder mettent leur formation à profit en organisant des séances de groupe sur le thème de l’abandon du tabac pour les patients de l’unité de médecine familiale du Regina General Hospital. Elles organisent aussi des séances de groupe pour les employés de la Regina Qu’Appelle Health Region, qui a récemment instauré un nouveau règlement visant à restreindre l’usage du tabac dans son établissement et aux alentours.

Ces initiatives ont valu à Heather Dean et Shona Elder le Prix Wyeth de l’apothicaire pour la Saskatchewan. Mme Dean a choisi de faire don de sa bourse de 500 $ à la Société canadienne du cancer, tandis que Mme Elder a donné la sienne à l’Association pulmonaire de la Saskatchewan.

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Guider par l’apprentissage

Mary Feero

Une pharmacienne néo-brunswickoise obtient un Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée en diabète

Expérience personnelle plus formation continue égale excellence professionnelle. C’est cette équation qui a permis à Mary Feero d’obtenir le Prix Wyeth de l’apothicaire pour le Nouveau-Brunswick.

Pour les personnes atteintes du diabète, Mme Feero est une championne. Elle est devenue éducatrice agréée en diabète (EAD) en 2003, après avoir elle-même eu un diabète gestationnel et vu monter en flèche l’incidence du diabète dans sa pratique.

« Le nombre de personnes atteintes du diabète monte en flèche. Il s’agit d’un domaine très vaste dans lequel nous avons plus de patients que de possibilités de les traiter. Nous avons besoin de plus de monde pour relever le défi », dit-elle à propos de sa décision de se spécialiser dans les soins aux diabétiques.

Le cours d’éducatrice agréée en diabète lui a non seulement appris à prendre en charge le diabète, mais aussi à transmettre cette information à sa clientèle adulte. « Au fond, le programme enseigne les façons d’approcher les patients et de les faire cheminer à travers leur apprentissage. C’est très utile. »

Mme Feero est une diplômée de l’Université Dalhousie qui a travaillé en tant que pharmacienne communautaire pour diverses pharmacies Shoppers Drug Mart dans les Maritimes et en Ontario. L’an dernier, elle est devenue pharmacienne-propriétaire de The Medicine Shoppe Pharmacy à Fredericton, où elle propose maintenant de nombreux programmes et services de soins spécialisés à l’intention des diabétiques.

« Les possibilités de servir les personnes atteintes de diabète sont infinies », dit-elle. Elle propose un counselling individualisé aux diabétiques en les aidant à comprendre les complexités de la maladie, les médicaments qu’ils doivent prendre pour la traiter, la planification des repas et la surveillance de la glycémie. « Il y a un grand besoin de counselling. Quand les gens reçoivent leur diagnostic de diabète, ils sont accablés. Je m’assieds avec eux pendant 30 à 40 minutes, je réponds à leurs questions et ils rentrent chez eux avec le sentiment d’être capables de prendre en charge cette maladie. Ça les aide beaucoup à s’assumer. »
Mme Feero a aussi étendu sa pratique professionnelle en offrant des services gratuits de dépistage du diabète et des revues de médicaments dans sa pharmacie, en participant à des journées cliniques pour le dépistage des problèmes de pieds, et en animant des séances d’initiation à l’utilisation de la trousse d’urgence de glucagon dans des écoles élémentaires et des établissements de soins de longue durée, ainsi que des séminaires éducatifs ouverts au public. Mais le plus important, c’est qu’elle propose une ouverture pour les soins aux diabétiques dans une ville où les files d’attente sont longues et où le manque de médecins est endémique.

En tant que membre du Community Pharmacy Outreach Program de l’Association canadienne du diabète (un programme d’aide auquel sont associées des pharmacies communautaires), Mme Feero est un contact essentiel pour tous les diabétiques de sa communauté, et elle apporte un soutien et une assistance très utiles à l’Association, dont l’objectif est la prévention et la prise en charge du diabète.

Mme Feero a choisi de faire don de la bourse de 1 000 $ associée à son prix à l’Association canadienne du diabète et au Centre de santé communautaire de la rue Brunswick, à Fredericton.

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Associer connaissances théoriques et cliniques : une combinaison gagnante

Stephanie Young

Une pharmacienne de Terre-Neuve-et-Labrador obtient un Prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée à la prise en charge du suivi de l’anticoagulothérapie

Si un prix correspond parfaitement à Stephanie Young, c’est bien le Prix Wyeth de l’apothicaire. Ce prix récompense les pharmaciens qui ont suivi un programme de spécialisation et qui ont de ce fait pu élargir leur champ de pratique avec succès. Dans la carrière de Mme Young, tout tourne autour de l’éducation.

Stephanie Young a obtenu son baccalauréat ès sciences pharmaceutiques à l’Université Memorial de Terre-Neuve en 1990, puis elle a exercé pendant un an avant de s’inscrire au programme de résidence en pharmacie d’hôpital à Halifax. En 2003, elle a obtenu son doctorat en pharmacie de l’Université de l’État de l’Idaho, fait d’autant plus remarquable qu’elle a effectué la majeure partie de son travail didactique alors qu’elle exerçait à l’étranger, dans un hôpital d’Arabie saoudite. Au printemps 2009, elle a obtenu une maîtrise en sciences médicales, volet santé communautaire. Elle est actuellement professeure adjointe à la faculté de pharmacie de l’Université Memorial, où elle donne plusieurs cours, notamment de thérapeutique, d’introduction à la pharmacie et de toxicologie.

En 2005, elle a entrepris un projet pilote en tant que pharmacienne de soins primaires dans une clinique de médecine familiale de St. John’s. Une partie de son travail consistait à élaborer un programme collaboratif de prise en charge du suivi de l’anticoagulothérapie à la demande des médecins de famille de la clinique. Elle a commencé à s’intéresser à la prise en charge du suivi de l’anticoagulothérapie en 2003, après avoir suivi un atelier de quatre jours sur ce thème. Pour mettre à jour son savoir-faire et ses connaissances, elle a suivi les cours en ligne d’un programme de certificat de prise en charge du suivi de l’anticoagulothérapie, diffusé par l’Université du sud de l’Indiana, dont elle a obtenu le diplôme en 2006.

Aujourd’hui, elle continue de travailler à la clinique de médecine familiale, où elle s’occupe, entre autres, du suivi des patients de la clinique qui sont traités à la warfarine et elle est probablement l’un des rares pharmaciens de la province à se charger de cette tâche. Elle a aidé à élaborer les politiques et processus relatifs à ce service, qui comprend la gestion des activités quotidiennes, telles que mesurer le RNI, l’évaluation de l’état des patients, l’ajustement des doses au besoin, la liaison avec les médecins, la production de documentation éducative, etc.

Mme Young considère que les volets universitaires et cliniques de sa carrière se complètent bien l’un l’autre. « Quand j’enseigne, je peux soumettre à mes étudiants des études de cas réels pour illustrer la pertinence d’une leçon. De plus, compte tenu des sujets que j’enseigne, je dois me tenir au courant de toutes les questions et directives les plus récentes. »

Stephanie Young a choisi de remettre la bourse de 1000 $ associée à son prix au fonds Kristine-Cadigan, à la faculté de pharmacie de l’Université Memorial. « Kristine Cadigan était une étudiante en pharmacie de première année qui est décédée subitement, explique-t-elle. Il était pertinent de donner l’argent du prix à un programme de bourse d’études qui porte son nom puisque ce fonds sert à reconnaître chaque année un étudiant qui présente les mêmes qualités que Kristine – obligeant, dévoué, équilibré et engagé à fond dans la profession de pharmacien. »

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Quand le traitement du diabète devient une affaire personnelle

Michele Forsythe

Une pharmacienne néo-écossaise obtient un prix Wyeth de l’apothicaire pour sa formation spécialisée en diabète

En 2000, quand Michele Forsythe Lycett a reçu un diagnostic de diabète gestationnel, puis de diabète de type 2, elle n’était pas la seule. Car parmi le millier d’habitants de sa ville de Bridgetown, en Nouvelle-Écosse, l’incidence du diabète est remarquablement élevée. « J’estime qu’environ 20 % de notre population est atteinte du diabète, même si nous sommes une communauté de retraités et si les chiffres sont biaisés en raison de la forte proportion de personnes âgées qui vivent ici », explique-t-elle.

Diplômée de la faculté de pharmacie de l’Université Dalhousie, Mme Lycett est devenue éducatrice agréée en diabète (EAD) l’année même où elle a reçu son diagnostic, afin de s’éduquer elle-même et de pouvoir éduquer ses clients sur la maladie. Elle a entretenu sa qualification en obtenant plus de 50 unités de formation continue (UFC) chaque année dans cette spécialité et en s’immergeant dans presque tout ce qui touche au diabète. Elle s’est profondément engagée dans l’Association canadienne du diabète, aussi bien sur le plan local que national. La pharmacie Pharmasave de Bridgetown, dont elle est copropriétaire, est devenue la première pharmacie de Nouvelle-Écosse à obtenir la reconnaissance de « Community Pharmacy Partner » de l’Association canadienne du diabète. Depuis sept ans, anime un groupe de soutien aux personnes diabétiques. Elle s’est même mise à s’entraîner pour le marathon et elle en a couru quatre pour les campagnes de financement de Team Diabetes (à Honolulu, à Rio, à Barcelone et tout récemment en Grèce).

Mme Lycett considère que les soins associés au diabète constituent « un aspect incroyablement gratifiant » de sa pratique. Elle passe la majeure partie de son temps en dehors de l’officine, en consultation avec des clients à la pharmacie ou à s’occuper d’un programme de prise en charge du diabète dans le cabinet d’un médecin de premier recours de sa région. « C’est comme cela que la pharmacie est censée être pratiquée : il s’agit de changer la vie des patients en les aidant à prendre en charge leur maladie », dit-elle.

Quand Mme Lycett n’est pas en train d’éduquer des gens à propos du diabète, elle élabore et présente des programmes à divers professionnels de la santé. L’Association des pharmaciens du Canada (APhC) l’a récemment nommée « pharmacienne championne de la lutte contre le diabète » pour la Nouvelle-Écosse. À ce titre, elle proposera l’an prochain plusieurs ateliers de formation à la prise en charge du diabète aux membres de l’APhC.

L’attachement de Mme Lycett à la formation continue et ses réalisations professionnelles lui ont valu le Prix Wyeth de l’apothicaire pour la Nouvelle-Écosse. Comme elle participera l’an prochain au trekking de collecte de fonds au mont Everest pour la fondation Arthritis, elle a choisi de faire don de la bourse associée à son prix à ArthroAction/Joints in Motion.

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