l'Association québécoise des pharmaciens
propriétaires (AQPP)
- Quelles sont les
maladies pour lesquelles on peut réclamer
un honoraire pour une opinion en inobservance?
- Quels sont les critères de remboursement d’une opinion
en inobservance ?
- Est-ce que l’opinion profil lourd est toujours payable
?
- Exemple de cas : Médicaments onéreux et
cession de bénéfices
- Je sers un patient psychiatrique pour qui le médecin
prescrit une ordonnance qui doit être servie 2 fois par semaine.
Puis-je obtenir le plein honoraire de 8,12 $ pour chaque service
?
- Comment facture-t-on les produits qui contiennent, dans
le même emballage, des comprimés/capsules + injection
et comprimés effervescents? Est-ce considéré forme
orale solide?
- De quelle façon doit-on facturer une Rx qui ne
porte pas la mention PRN mais pour laquelle je sais que son utilisation
sera au besoin, par exemple Arthrotec 50 mg #60 1co bid R6 ?
- Comment doit-on facturer les médicaments de la
SAAQ?
- Est-ce que les taxes s’appliquent de la même
façon pour un produit portant un DIN et un produit portant
un NPN?
- Lorsque j'ai plus d'une préparation stérile pour une thérapie parentérale, est-ce que je peux facturer des frais d'emballage pour chacune d'entre elles ?
- Doit-on toujours documenter le service de pilulier ?
- Vers qui orienter les patients pour lesquels on constate une
situation particulière grâce quant à la couverture de leur assurance privée?
Question 1
Quelles sont les
maladies pour lesquelles on peut réclamer
un honoraire pour une opinion en inobservance?
Réponse
Auparavant, seule l’opinion en inobservance pour l’hypertension était
payable. Or, dans la nouvelle entente entrée en vigueur en avril
2007, l’AQPP a négocié l’ajout de 8 nouvelles
indications :
| |
Indications pour l’opinion en inobservance |
| |
Traitement de l’hypertension artérielle |
| Nouveau |
Traitement de l’asthme |
| Nouveau |
Traitement de la tuberculose |
| Nouveau |
Traitement des dyslipidémies |
| Nouveau |
Traitement des maladies cardiaques |
| Nouveau |
Traitement du diabète de type II |
| Nouveau |
Traitement de l’épilepsie |
| Nouveau |
Utilisation des psychotropes |
| Nouveau |
Traitement de l’infection au VIH |
(Source: AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 2
Quels sont les critères de remboursement d’une opinion
en inobservance ?
Réponse
Indications |
Acquisition hâtive |
Acquisition tardive |
Traitement de l’hypertension artérielle
Traitement de l’asthme
Traitement de la tuberculose
Traitement des dyslipidémies
Traitement des maladies cardiaques
Traitement du diabète de type II
Traitement de l’épilepsie
Utilisation des psychotropes
|
Écart de 20 % sur une période
de 90 jours : 18 jours ou plus sur une période minimale
de 90 jours. |
Écart de 20 % sur une période
de 90 jours : 18 jours ou plus sur une période minimale
de 90 jours. |
| Traitement de l’infection au VIH |
Écart de 20 % sur une période
de 90 jours : 18 jours ou plus sur une période minimale
de 90 jours. |
Écart de 5 % sur une période de 90 jours
= 4.5 jours ou 5 jours calculés sur une période de
90 jours.
Ou
Écart de 10 % sur une période
de 30 jours = 3 jours sur une période minimale de 30 jours. |
(Source: AQPP; mise jour: 8 janvier 2008.)
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Question 3
Est-ce que l’opinion profil lourd est toujours payable
?
Réponse
Dans la nouvelle entente avec le MSSS, l’opinion pour profil lourd
(profil pharmacothérapeutique) a été abolie. Toutefois,
l’opinion classique (règle 10) est élargie et permet
au pharmacien de réclamer une opinion pour la surveillance de
la pharmacothérapie du patient en recommandant au médecin
d’effectuer des tests de laboratoire, des suivis de paramètres
physiologiques ou de signes cliniques et en proposant une mesure à prendre
en cas d’anomalie. (Source: AQPP; mise à jour: 8 janvier
2008.)
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Question 4
Exemple de cas : Médicaments onéreux et
cession de bénéfices
Réponse
Une pharmacienne qui voulait aider un patient qui ne pouvait payer
ses médicaments avant que le remboursement de son assurance ne
lui soit acheminé, a gentiment accordé un crédit
de plus de 500$ à ce dernier, et ce, sans même exiger un
dépôt en garanti.
En échange de ce crédit, le patient s’est engagé dans
une lettre, signée par le patient et la pharmacienne, à donner à la
pharmacienne le chèque de remboursement de l’assureur
dès l’arrivée de celui-ci. Le patient a quitté la
pharmacie avec ses médicaments et la pharmacienne a conservé une
copie de la lettre d’entente…
Les semaines ont passé, puis les mois, mais le patient n’est
jamais revenu et la pharmacienne n’a jamais reçu son dû.
Morale de l’histoire : face à ce genre de situation,
la seule déclaration d’un patient indiquant qu’il
cède son droit ou ses bénéfices au pharmacien ne
protège pas le pharmacien d’une perte monétaire s’il
accorde un crédit au patient dans l’attente du paiement
de l’assureur.
Comme il s’agit d’une relation tripartite entre le pharmacien,
le patient et son assureur, il est primordial que l’assureur consente également à cette
cession. Pour obtenir ce consentement, le pharmacien doit demander au
patient de remplir un formulaire de cession d’indemnités
fourni par l’assureur. Si la compagnie d’assurance n’utilise
pas ce type de formulaire, le pharmacien doit obtenir de l’assureur,
sous une autre forme, une confirmation écrite autorisant
une cession de droit ou de bénéfices. Évidemment,
le pharmacien devrait s’assurer de la couverture du médicament
et du montant de la co-assurance que le patient devra défrayer
au moment de l’achat du médicament.
Aussi afin de minimiser ses pertes, un pharmacien a toujours la possibilité de
demander à son patient un dépôt qui serait raisonnable.
Par exemple, il n’est pas interdit de demander un dépôt
qui couvrirait les frais de retour d’un médicament onéreux.
(Source: AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 5
Je sers un patient psychiatrique pour qui le médecin
prescrit une ordonnance qui doit être servie 2 fois par semaine.
Puis-je obtenir le plein honoraire de 8,12 $ pour chaque service
?
Réponse
L’entente intervenue entre l’AQPP et le MSSS prévoit
trois situations dans ce cas. D’abord, il faut savoir pourquoi
le médecin prescrit un service deux fois par semaine.
S’il s’agit d’un patient qui a un problème
de surconsommation avérée d’un ou de plusieurs
produits suivants : narcotiques, anxiolytiques, sédatifs, hypnotiques,
psychotropes ou barbituriques, l’ensemble de la médication
du patient peut être servi conformément à la durée
de traitement inscrite sur l’ordonnance d’un des produits
ciblés. Vous devez documenter au dossier-patient cette situation
et réclamer avec le code de facturation O chaque service. Vous
recevrez alors le plein honoraire de 8,12 $.
Si votre patient a une tendance suicidaire, vous devez documenter
au dossier-patient cette situation et réclamer avec le code
de facturation O chaque service. Vous recevrez alors le plein honoraire
de 8,12 $.
Enfin, il est possible que le service deux fois par semaine soit justifié dans
d’autres circonstances qui ne sont pas énumérées
plus haut. Par exemple, si votre patient attend de recevoir une place
en hébergement. Vous pourriez réclamer le plein honoraire
de 8,12 $ avec le code de facturation O. Toutefois, les circonstances
entourant cette situation devront être clairement documentées
au dossier-patient. Communiquez avec le prescripteur, renseignez-vous
sur les raisons qui justifient un tel service soyez en mesure d’expliquer
pourquoi le pilulier, servi aux 7 jours, ne convient pas aux besoins
de votre patient.
Rappelez-vous que l’honoraire quotidien est exceptionnel. (Source:
AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 6
Comment facture-t-on les produits qui contiennent, dans
le même emballage, des comprimés/capsules + injection
et comprimés effervescents? Est-ce considéré forme
orale solide?
Réponse à la question 6
Le comprimé effervescent servi seul est considéré comme
une forme orale solide. Vous devez facturer avec le code N s’il s’agit
d’un traitement chronique.
Quant aux trousses qui contiennent à la fois des capsules, comprimés
effervescents et des injectables, elles ne sont pas considérées
comme des formes orales solides. C’est le cas notamment de Pegetron
et de Pegasys RBV. Il faut alors saisir le code de facturation O. (Source:
AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 7
De quelle façon doit-on facturer une Rx qui ne
porte pas la mention PRN mais pour laquelle je sais que son utilisation
sera au besoin, par exemple Arthrotec 50mg #60 1co bid R6 ?
Réponse
Si votre patient n’a jamais pris ce médicament et que suite à une
discussion avec lui, vous êtes convaincu qu’il le prendra
au besoin, vous facturez avec le code O. Si cette situation est réévaluée
et que vous constatez que le patient prend ce médicament régulièrement,
vous changerez pour le code de facturation N. (Source: AQPP; mise à jour:
8 janvier 2008.)
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Question 8
Comment doit-on facturer les médicaments de la
SAAQ?
Réponse
Le pharmacien dont le patient est un accidenté de la route doit
appliquer la même procédure de facturation que celle suivie
pour un patient accidenté du travail.
Ainsi, les pharmaciens n’auront qu’à facturer leur prix
usuel et coutumier directement aux patients et c’est à eux
que reviendra la responsabilité d’obtenir un remboursement
de la Société d’assurance automobile du Québec.
Les pharmaciens n’ont plus à assumer les tâches administratives
liées à cette clientèle. (Source: AQPP; mise à jour:
8 janvier 2008.)
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Question 9
Est-ce que les taxes s’appliquent de la même
façon pour un produit portant un DIN et un produit portant
un NPN?
Réponse
Contrairement à ce que certains pharmaciens croient, la règle
d’application des taxes sur un produit prescrit varie selon que
le produit est identifié par un DIN ou par un NPN.
Dans le cas d’un produit qui a un DIN, le produit est automatiquement
exempt de taxes lorsqu’il est prescrit. Cependant, dans le cas
d’un produit qui a un NPN, les taxes s’appliqueront même
s’il est prescrit puisque ces produits ne sont pas reconnus par
Santé Canada comme étant des drogues au sens de la loi.
Une exception s’applique pour les produits remboursés par
la RAMQ. Ce n’est que dans ces cas que les produits NPN qui sont
prescrits, sont détaxés. Par exemple, le Calciferol Pendopharm
(PMS), qui porte le numéro de NPN 80001125, sera détaxé s’il
est prescrit puisqu’il s’agit d’un produit remboursé par
la RAMQ. (Source: AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 10
Lorsque jai plus dune prparation strile pour une thrapie parentrale, est-ce que je peux facturer des frais demballage pour chacune dentre elles ?
Réponse
Un seul frais d’emballage peut-être facturé même
si vous avez plus d’une préparation stérile pour
un même colis. Ainsi, peu importe le nombre de préparations,
le pharmacien préparateur facturera au pharmacien dispensateur
un frais de 5 $, que ce dernier pourra réclamer à la RAMQ.
(Source: AQPP; mise à jour: 8 janvier 2008.)
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Question 11
Doit-on toujours documenter le service de pilulier ?
Réponse
Oui. Pour qu’un service de pilulier soit remboursable, il
faut absolument que tous les renseignements nécessaires soient
documentés au dossier patient.
L’AQPP recommande fortement d’utiliser les deux formulaires
ci-dessous puisqu’ils contiennent tous les éléments
nécessaires pour justifier l’utilisation du service
de pilulier en cas de vérification par la RAMQ. Les pharmaciens
pourront aussi consigner l’information électroniquement
au dossier patient si le logiciel informatique le permet.
Dossier de justification
du service de pilulier
Rencontre de suivi pour le service de pilulier
Pour les patients qui ne répondent pas aux critères,
la justification du service demeure requise en vertu des normes de l’Ordre
des pharmaciens du Québec. (Source: AQPP; mise à jour:
8 janvier 2008.)
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Question 12
Vers qui orienter les patients pour lesquels on constate une
situation particulière quant à la couverture de leur assurance privée?
Réponse
Il peut arriver que vous notiez une situation particulière, en
vertu de la loi québécoise, quant à la couverture offerte à un
patient par son assurance privée.
Plusieurs possibilités s'offrent à vous pour aider ce
patient:
- Si la situation concerne les assurances collectives fournies par l'employeur,
vous pouvez conseiller à ce patient de consulter le département
des ressources humaines de son entreprise;
- Le patient peut aussi contacter directement la compagnie d'assurance
pour obtenir plus d'information.
- Si aucune de ces deux démarches n'a donné de résultat,
le patient peut contacter l'Association canadienne des compagnies d'assurances
de personnes. Cette association dispose d'un service d'assistance aux
consommateurs qui peut notamment répondre aux questions des patients
sur les pratiques de l'industrie.
On peut joindre ce service
par téléphone au 1 800 361-8070
ou par courriel au www.scapc.ca
(Source : AQPP; mise à jour : 19 juin 2008)
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Pour accéder au site de l'AQPP
http://www.aqpp.qc.ca/fr/index.php